Roussillon et environs

Si vous passez par Arles sur Tech, je vous conseille (vivement) d'aller visiter le cloître. Si c'est déjà fait et si vous ne craignez ni de vous faire secouer, ni la poussière, vous pourrez louer un buggy pour faire un tour dans les montagnes avoisinantes. Ce n'est pas à proprement parler très écolo (vroum, vroum), mais il faut reconnaitre que c'est très... fun ! Et les paysages que l'on découvre de là-haut sont à couper le souffle, comme ici où l'on peut admirer la face sud du Canigou.
Douche indispensable après 4 heures de randonnée!

Pour notre part nous avons terminé la journée chez Alain et Marie-Paule. Pas vraiment triste !
Pour suivre il y aura dans les prochains jours la CROISIERE RTL en Méditerranée, puis un petit passage à l'hôpital... Donc rien ici avant quelques semaines.
A bientôt ! 

Situé dans le massif des Aspres, au cœur d’une forêt de chêne-verts, Santa Maria de Serrabona est une église fondée au XIe s. En 1082, des moines y installent une communauté suivant la règle de Saint Augustin. (Serra bona signifie la bonne montagne en catalan)

Le prieuré construit en schiste se dresse dans un site splendide sur le versant de la montagne dominant la vallée du Boulès. On y voit toujours un petit cimetière attenant.

Abandonné en 1612, le prieuré tomba en ruine. Remarqué par les archéologues, il est visité par Mérimée en 1834 et devient l'un des tout premiers "monuments historiques", mais il fallut attendre la fin du 19e pour que la restauration ne commence réellement.



Serrabone abrite deux véritables trésors 
marquants de l’art roman roussillonnais:  

Le cloître, constitué d'une seule galerie orientée plein sud, est rythmé par trois piliers séparant des séries d'arcades. Le décor sculpté se déploie sur les huit couples de chapiteaux en marbre.

La tribune, entièrement taillée dans du marbre rose est considérée comme l'exemple le plus remarquable de l'époque romane en Pays Catalan. Le marbre du Conflent contribue à magnifier le chef d'œuvre des artistes sans nom qui l'ont faite, sans doute peu avant 1150. On y découvre un bestiaire fantastique de lions, griffons ainsi que des décors floraux rappelant les thèmes d'influence orientale habituels aux sculpteurs romans du Roussillon. 

« Pour bien connaître quelqu'un, visite d'abord sa maison. »

Ce vieux proverbe syldave plein de bon sens est plus fondé encore quand il s'agit de découvrir un artiste. C'est vrai pour Monet à Giverny, pour Dali à Port Lligat, et c'est plus vrai encore pour Trenet à Narbonne.

  « J'ai toujours été sensible au mot maison. Parce que finalement c'est un havre de paix, surtout la maison de Narbonne dans laquelle je suis né. Je dis toujours de mes autres maisons qu'elles m'appartiennent, mais celle de Narbonne c'est la seule à laquelle j'appartiens » disait Trenet en 1983.

Et en effet, j'ai noté que sur 50 chansons  décortiquées, pas moins de 13 comportent le mot  « maison »...

Celle qui nous occupe, aujourd'hui musée géré par la ville, est toute simple. C'est une maison bourgeoise où rien ne semble avoir bougé depuis les années '50. Elle est là, avec ses volets verts, face à la voie ferrée, toute proche de ce qui était la tonnellerie du grand-père. Mais plus qu'une simple adresse, ce fut le lieu non seulement de sa naissance mais aussi la source de bien des rêveries d'enfant qui deviendront souvenirs qui deviendront à leurs tours chansons...

« Je reste fidèle à des choses sans importance pour vous, à des riens qui pour moi font un tout... »

En 1935, il n'a que 22 ans. C'est l'âge où on se moque du passé, où l'on ne voit que l'avenir. Mais ce n'est pas vrai en ce qui concerne Charles : lorsque sa mère décide de vendre cette habitation dans laquelle elle n'a pas que des bons souvenirs, il lui adresse une chanson : « maman ne vend pas la maison »


Maman, ne vends pas notre vieille maison.
Là, j'peux pas t'donner raison.
Elle est si jolie avec ses volets verts,
Sa fraîcheur l'été et sa douceur l'hiver.
Les trains qui vont la nuit
Nous chantent des chansons.
Maman, ne vends pas la maison.

Bien entendu, il vaut mieux faire connaissance avec Trénet au travers de ses chansons plutôt que dans un musée. Mais pourtant rien de froid ici, rien d'austère. Le poète a disparu mais ses chansons courent encore dans l'escalier, résonnent encore du fond des placards.

Y a des souvenirs au fond de chaque tiroir,
Des parfums dans les placards.

Les murs eux-mêmes sont imprégnés de sa mélancolie et de sa joyeuse folie.

Maman, tu as bien fait de garder la maison.
Toujours nous y resterons.

C'est vrai : lui qui aimait tant les fantômes, on sent que le sien hante toujours les lieux. Il est là, il nous regarde, ses yeux bleus pétillants de malice.

Inutile de vous expliquer en détail la visite de la maison Charles Trenet. Sachez seulement que cette maison toute simple est un monde merveilleux à explorer pour tous ceux qui sont sensibles à l'univers extraordinaire du poète.

Car tout a commencé ici...


Maison Charles Trenet
13, Avenue Charles Trenet.
11100 Narbonne
Renseignements et réservations : 00 33 4 68 90 30 66

Si votre coeur fait "boum" allez dans la colonne de droite, cliquez sur le lien "Tout sur le grand Charles" pour découvrir "le portail des amis de Charles Trenet" Une formidable mine de renseignements, les textes de ses chansons, des photos, des témoignages...

Elle est si jolie avec ses volets verts,
Sa fraîcheur l'été et sa douceur l'hiver.
Y a des souvenirs au fond de chaque tiroir,
Des parfums dans les placards.
Les trains qui vont la nuit
Nous chantent des chansons.
Merci, maman, d'avoir gardé la maison
.



















Une bonne adresse si vous faites halte à  Narbonne :
"la table Saint Crescent".

Menu "Saveurs et Région" à 45 €, vin compris, tout à fait remarquable...
www.la-table-saint-crescent.com/


 

 

Les ruines du château d'Aguilar sont perchées sur une colline dominant la plaine de Tuchan.


la plaine de Tuchan

Fondé au XIème siècle, le château fut occupé par les troupes de Simon de Monfort en 1210, lors de la croisade contre les albigeois.

C'est après cette croisade qu'il acquiert pour le roi de France une grande importance stratégique, il est donc reconstruit pour devenir l'un des fameux "Cinq Fils de Carcassonne", surveillant la frontière avec le Royaume d'Aragon.

Pris par les espagnols en 1525 et en 1543, il est déclassé en 1659 à l'occasion du traité des Pyrénées, qui lui fait perdre sa situation stratégique, le Roussillon étant intégré au royaume de France.

Ce que l’on nomme communément les « châteaux cathares » ne sont donc en fait que des forteresses bâties par le roi de France, les sites ayant abrité des cathares ayant été rasés lors de la construction de ces citadelles.

 

 

 

 

Présentation

overblog

Rechercher

Recommander

 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés