Souvenir ? En voici un agréable.
Excellent souvenir même que cette soirée passée en tête à tête avec ce grand monsieur, à l'écouter me raconter les grandes années d’Hollywood, le cinéma des années 40…
Son nom ne vous dira peut-être rien : Don Ameche.
Chez nous, on prononçait « Donne à mèche » alors qu’il fallait dire «Don Ami-Tchi ». Il était en effet né Dominic Felix Amici, en 1908 dans le Wisconsin, d’un père qui venait tout droit d’Italie.
Don Ameche abandonne son métier d’avocat en 1935 pour débuter sa carrière d’acteur. Il devient très vite, avec Tyrone Power, l'une des deux stars masculines de la 20th Century Fox. Jusqu'en 1945, il tient le premier rôle dans pas moins de 40 films !
Deux de ces rôles marqueront véritablement sa carrière: The Story of
Alexander Graham Bell en 1939, qui lui vaut un immense succès aux Etats-Unis, et Heaven Can Wait, (Le Ciel peut attendre) le chef d’œuvre d’Ernst Lubitsch, en 1943.
Heaven Can
Wait
Après 1950, le cinéma l’oublie quelque peu, il se consacre principalement à la radio et à la télévision. Dans les années 60-70, il fait de petites apparitions dans des films à petits budgets. Mais, en 1983, John Landis lui confie le rôle d’un des deux milliardaires arrogants dans Un fauteuil pour deux (Trading Places).
Le succès est au rendez-vous et lui permet, en 1985, de recevoir l'Oscar du meilleur second rôle pour Cocoon de Ron Howard ; film qu’il viendra présenter au festival de Gand. L’occasion pour moi de passer 48 heures en sa compagnie.
Cocoon
Elégant, aimable avec tous, passionnant durant les interviews, il n’aura que quatre exigences : 1) que je lui laisse le temps, le matin, de faire sa gymnastique ; 2) que je lui trouve une belle messe le dimanche (pas de problème : à Gand les églises ne manquent pas) ; 3) pas d’interview lors du dîner le soir, mais un repas entre nous au restaurant de l’hôtel, 4) et que ce repas soit arrosé d’un bon bourgogne.
Le vin fut parfait (c’est lui qui l’avait choisi) et la soirée captivante. Avec un seul regret : ne pas avoir enregistré la conversation. (Je devrais dire le monologue !)
Trois ans plus tard Don Ameche est de retour en Belgique pour un film de la Columbia. Dès son arrivée, il demandera si on pouvait lui arranger une rencontre avec « ce monsieur de la Fox dont il avait oublié le nom et avec qui il avait passé deux jours à Gand . »
Le lendemain la Cinémathèque Royale lui rend hommage et c’est pour moi l’occasion de revoir Don Ameche, l’un des meilleurs souvenirs de ma carrière.
Don Ameche nous quittait 5 ans plus tard, le 6 Décembre 1993.
Je trouve que le ciel aurait pu attendre encore un peu…
Corneilla niouzes
Ensuite, en voici une de la joyeuse
bande des francophones en convention. Au célèbre "Raffles" de Singapour, voici la tablée des Français, des Suisses et des Belges (j'ai coupé Trouduc à gauche). Au centre Robert Balk qui eut
un jour la bonne idée de m'engager...
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