Si on parlait (enfin) un
peu cinéma ? Pas des nouvelles réalisations : on en parle assez sans avoir besoin de mes commentaires. Mais plutôt « vieux machins » ? De ces films que j’ai aimés et
vous aussi peut-être. Je sais : c’est un peu une manie des « bloggeurs » que de faire des listes de leurs machins préférés : mes 10 bouquins, mes dix CD, mes dix films
préférés…. C’est bien là l’utilité des blogs : clamer ses propres goûts à la face du monde qui n’en a rien à secouer… Mais on m’a posé bien des fois la question « quels sont tes dix
films préférés toi qui en a vus tellement ? » et donc je m’attèle à la tâche, laquelle n’est pas facile...

Difficulté n°1 : se remémorer les films. C’est vrai, je me suis tapé quelques bobines... Déjà avant 1970, j’ai
usé pas mal de fonds de culottes sur les sièges de sombres salles obscures. Des salles de quartier (l’Alfa, le Floréal, le Molière, l’Aiglon…) où j’allais voir n’importe quoi, et plus tard des
salles d’art et d’essais comme l’Arenberg, l’Ecuyer, les Beaux-arts où je dévorais des films de Bergman (auxquels je ne comprenais pas grand-chose)… mais aussi des Billy Wilder, des Orson
Welles, des Fellini…
Ensuite, à partie de 1970 (date de mon entrée à la 20th Century Fox Film Belge) il y
a ceux dont j’ai assuré la promo. Au rythme de fusions qui furent aussi nombreuses que temporaires j’ai eu à m’occuper, également de films de la M.G.M., United Artists, UGC, pour terminer avec
ceux distribués par Belga Films, filiale aujourd’hui de RTL, qui fut la fin de mon parcours professionnel. (Vous suivez ?) Cela doit faire entre 7 et 800 films sans doute, navets et chefs
d’œuvres confondus. Ajoutons à cela tous les autres, ceux de la concurrence, vus en spectateur et qui sont nombreux… puisque j’aimais ça et que j’allais au cinoche gratos à l’époque !
(Dites donc, c’est vachement cher le cinéma, maintenant que je paye ma place !)
Difficulté n°2 : le choix. Qu’est-ce qui fait qu’une œuvre va se retrouver dans une telle liste alors qu’un autre en sera écarté ? Finalement assez peu de chose. Mes critères ne sont pas ceux d’un esthète pointu. Pour me plaire un film doit m’émouvoir, me faire rire, me faire pleurer ou me flanquer une trouille de tous les diables ; bref ils doivent « m’interpeller-quelque-part » comme on dit. (Et il vaut toujours mieux de faire interpeller par un film que par un flic)
Autre critère : je peux voir tous ces films une, deux, dix fois sans m’en lasser ; comme des bons vins, ils bonifient. Au contraire de certains films, excellents à tous points de vue, mais que je n’ai pas vraiment envie de revoir. Pourquoi ? Je n’en sais rien. J’ai interrogé mon subconscient, mais il reste muet à ce sujet.
Difficulté n°3 : ne pas vous vexer. Car mes favoris ne sont sans doute pas les vôtres… mais je suis sûr que nous en aurons bien quelques uns en commun… Et c’est l’occasion, pour vous de laisser un commentaire assassin du style : « comment as-tu pu oublier « Le Gendarme de St Tropez contre Terminator » ou « The Hottie and the Nottie » le dernier Paris Hilton ???
(Réponse concernant le film de Paris Hôtel Machin : bien que classé n°1 au classement des pires films sur le site IMDB », je n’ai pas encore vu ce chef-d’œuvre dont j’ai relevé une critique - de ReelViews - qui dit que qualifier cette réalisation de mauvais film est faire insulte… à tous les mauvais films… Ca promet !)
Cela dit, je ne vais pas faire de la critique - c’est un métier - je ne voudrais pas me mesurer à mes amis critiques et à leur talent (pour ceux qui en ont, c’est à dire pas tous) ni à leur érudition (ce sont les mêmes).
Je viendrai donc de temps en temps déposer ici quelques lignes sur un de mes films préférés. J’ai aujourd’hui 17 titres que vous découvrirez petit à petit (pour préserver un insoutenable suspense) Parmi ces films, 8 sont américains, 3 français, 4 anglais, 1 espagnol et 1 allemand. Quatre datent d’avant 1950 et deux sont tirés d’écrits d’un même romancier. Et pour terminer, j’avouerai que deux seulement sont passés dans mes blanches mains…
Pour les retrouver tous, il vous suffira, lorsque j’en aurai terminé, de cliquer à droite au rayon « favorite movies » où vous retrouverez la liste complète. Mais en aurai-je terminé un jour puisque la liste reste ouverte… ?
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Corneilla niouzes


A sa sortie en 1937 Drôle de Drame dérouta
tant le public que la critique qui fut unanime pour le descendre en flammes. Jean-Louis Barrault dira plus tard qu'ils avaient sans doute fait un vrai film d'avant-garde en ce sens où ils
étaient en avance sur le public.









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