Mardi 15 avril 2008

Monsieur Hulot habite dans un quartier de banlieue où il fait bon vivre. Vieux garçon au chômage, il est le témoin d'un monde ancien qui commence à disparaître. A deux pas de cet univers, on trouve un monde moderne et sans âme : celui de sa sœur qui a épousé le patron d'une usine, Monsieur Arpel. Leur fils de neuf ans, Gérard, s'ennuie ferme dans la maison familiale ultramoderne et recherche la complicité de son oncle qui met une touche de fantaisie dans son univers aseptisé. Mais M. Arpel se méfie : Hulot pourrait constituer un mauvais exemple pour le fiston... Il faut le faire rentrer dans le rang...

Mon Oncle est souvent considéré comme le meilleur Tati. C'est riche, drôle, d'une beauté visuelle et sonore qui n'a pas pris une ride. C'est l'œuvre d'un poète sur le temps qui passe et détruit les époques. Certains critiques estiment que « Mon Oncle » est le film le plus triste de Tati. Un comble pour une comédie, alors qu'il n'est que nostalgique, sans amertume, car Tati ne fait que constater. Son personnage de Monsieur Hulot, maladroit et solitaire, ne lutte pas contre la société moderne mais au contraire, est prêt à s'y assimiler.


Mais malgré sa bonne volonté, son corps, son esprit, ses gestes, ne peuvent s'adapter à ce monde moderne dans lequel sa sœur et son beau-frère voudraient le faire entrer. Hulot reste un personnage libre et intemporel dont les plaisirs enfantins s'opposent à la rentabilité des adultes. La transformation de Hulot sera un échec. Mais n'aura-t-il pas laissé chez son neveu quelques germes de sa marginalité ?

Un exemple de la poésie de Tati : rentré dans son deux-pièces, Monsieur Hulot ouvre légèrement sa fenêtre qui envoie ainsi un rayon de soleil sur la cage d'un canari, qui, instantanément, se met à chanter. Cela ne fait pas faire rire aux larmes. Juste sourire, mais d'un sourire heureux.

Amusant de constater que ce film date de 1958. S'il y a des grues partout dans le film de Tati, actrices d'un monde qui disparait sous les coulées de béton, elles étaient tout aussi nombreuses dans le ciel de Bruxelles qui célébrait l'Expo 58, première exposition universelle de l'après guerre dont les pavillons, rivalisant d'ingéniosité et de modernité dans leurs conceptions, semblent tous sortir de l'imaginaire de Tati.

« Mon Oncle » à obtenu le Prix Spécial du jury au Festival de Cannes et l'Oscar du Meilleur Film Etranger à Hollywood.

par Jamin publié dans : Favorite Movies
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Lundi 14 avril 2008

Formidable, fantastique succès : aucune réponse aux dingbats précédents ! Puisque vous n'aimez pas ça, en voilà 6 nouveaux !

































par Jamin publié dans : dingbats
ajouter un commentaire commentaires (1)    créer un trackback recommander
Vendredi 11 avril 2008

Ce n'est pas si mal les blogs, finalement... Plutôt que de râler dans son coin, on surfe sur la toile et on découvre plein de gens qui pensent comme vous. Ca fait du bien ! C'est ainsi que j'ai découvert avec délectation plein de commentaires sur l'action des athlètes français qui osent porter un badge affichant " Pour un monde meilleur".  

« Non mais, ils sont un peu niais nos sportifs là ? S'ils veulent s'insurger - et c'est là bien légitime - et rouspéter sur ce qui se passe, ben ils n'ont qu'à faire comme Spielberg, qui a oublié d'être con, lui, en boycottant les JO de Pékin. » (Lu sur le blog http://templehadrien.over-blog.com/)

Certains bloggeurs proposent d'autres slogans comme " Pour un monde sans athlètes !" Que peut-on espérer d'autre quand on mobilise les forces de l'ordre pour défendre une flamme, qui, symbole de liberté, devient symbole de la lâcheté des démocraties face à la dictature, (comme dans les années 30)

La faute à qui ? Au C.I.O. bien entendu, qui n'a pas le courage d'exiger du gouvernement Chinois d'honorer leurs engagements. Le C.I.O. qui est en train d'organiser l'enterrement des J.O.

par Jamin publié dans : agir !
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Mercredi 9 avril 2008

 

Stephen et Ben E.: deux Kings pour un opus nostalgique.

Fin de l'été 59, à Castle Rock, petite ville perdue de l'Oregon. Gordie, Chris, Teddie et Vern qui ont une douzaine d'années, sont les meilleurs amis du monde. Ils apprennent par une indiscrétion qu'un adolescent récemment disparu est décédé. Ils décident alors de rechercher son corps que personne n'a encore retrouvé. Espérant devenir des vedettes locales, ils vont s'engager dans une équipée de deux jours, parcourant un long chemin qui symbolisera leur passage de l'enfance à l'adolescence.

 








Plus qu'une histoire pleine de poésie, de tendresse et de fraîcheur, STAND BY ME est une ode douloureuse à l'enfance perdue. C'est d'ailleurs ce sentiment de perte qui animait Stephen King, lorsqu'il écrivit la nouvelle de laquelle fut tiré le scénario : invité à visionner le film, il en était ressorti les larmes aux yeux. Il expliqua que c'était sa propre jeunesse des années 50 qui avait inspiré cette nouvelle et que ses meilleurs amis d'enfance, dont certains étaient disparus, y tenaient un rôle.

 

 Rob Reiner, le réalisateur, devait être touché par la grâce à l'époque pour rendre aussi bien toute l'émotion contenue dans la nouvelle de King. Bien aidé en cela par l'interprétation hors pair de ces quatre acteurs qui étaient encore des gosses à l'époque : Wil Weaton, Corey Feldman, River Phoenix (qui devait disparaître 7 ans plus tard)  et Jerry O'Connell. Egalement au générique : Richard Dreyfuss et Kiefer Sutherland. Avec de plus au générique l'une des plus belles chansons de cette 2e moitié de siècle et quelques tubes des années '50, on frise la perfection...

 « Les mousquetaires en blue-jeans de Stand by Me sont infiniment authentiques, infiniment émouvants, condamnés qu'ils sont à la peine capitale : devenir adultes.C'est à la fois tragique et drôle, trouble et envoûtant... Comme l'enfance. » (Starfix)

 

When the night has come
And the land is dark
And the moon is the only
light we'll see

No, I won't be afraid
No, I won't be afraid
Just as long as you stand
Stand by me...

 

Stand by me Soundtrack



Everyday

Let the good times roll
Come go with me
Whispering Bells
Get a job
Lollipop
Yakety Yak
Great balls of fire
Mr Lee
Stand by me

 

À voir :

Stand by me "Original" with River Phoenix

http://www.youtube.com/watch?v=FX--7gFHkU0

par Jamin publié dans : Favorite Movies
ajouter un commentaire commentaires (1)    créer un trackback recommander

Présentation

Rechercher

Derniers Commentaires

Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog
 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus