En sociologie, en marketing et en démographie on compte et on classe en «
générations ». Ces générations qui se suivent et se ressemblent si peu...
D'abord on a parlé de la « Lost Generation » (ceux nés entre 1883 et 1900) puis de la « Génération Silencieuse
» (entre 1925 et plus ou moins la fin de la guerre.)
Viennent ensuite les meilleurs (dont je fais partie) les Enfants des Boomers. C'est la fameuse « Baby Boomers Generation » qui commence en 1943 et se termine en
1959 (selon les sources). Ils vivent la guerre froide, créent le rock n' roll puis le Peace & Love.
Vient ensuite la « Génération X » (1959 - 1981)
C'est la génération qui est confrontée au sida, à la première grande vague de divorces. C'est aussi celle de la réussite à tout prix qui prend Bernard Tapie comme modèle, qui découvre internet et
le téléphone portable.
Et on arrive enfin à la « Generation Y » (1981 - 2000). Ce sont les enfants de la révolution du digital et de Star Académy.
On l'appelle aussi « Generation M » ( M pour « Me, myself and I »).
Etes-vous un « Lost », un « Boomer », un « X » ou un « Y » ?
Si vous êtes de la génération Y, sachez que vous êtes les seuls à clamer votre appartenance :
Journal du Québec
La nouvelle génération est épouvantable.
J'aimerais tant en faire partie !
(Oscar Wilde)
Ce n'est pas la ligne bleue des Vosges mais bien la ligne rose des pêchers en fleurs...
(dimanche 15 mars 09:00)
Il était 7h51 le 12 janvier dernier quand un musicien de rue s’est installé dans l'entrée de la station de métro « L’Enfant Plaza » à
Washington DC.
Il a commencé à jouer du violon; il a joué durant quarante-cinq minutes. Pour commencer, il a joué la Chaconne de la 2ème partita de Bach, puis l'Ave Maria de Schubert, puis du Manuel Ponce et du
Massenet, enfin de nouveau Bach.
A cette heure de pointe, vers 8h du matin, quelque 1.097 personnes ont traversé ce couloir, pour la plupart des travailleurs en route vers leur boulot.
Après trois minutes, un homme d'âge mûr a remarqué qu'un musicien jouait.
Il a ralenti son pas, s'est arrêté quelques secondes puis a démarré en accélérant. Une minute plus tard, le violoniste a reçu son premier dollar.
En continuant droit devant elle, une femme lui a jeté une pièce dans son petit pot.
Quelques minutes plus tard, une autre personne s'est appuyé sur le mur d'en face pour l'écouter mais elle a regardé sa montre et a recommencé à marcher… elle était clairement en retard.
L'attention des enfants :
Celui qui a marqué le plus d'attention fut un petit garçon qui devait avoir trois ans. Pressée, sa mère l'a tiré, mais l'enfant s'est arrêté pour regarder le violoniste.
Finalement sa mère l'a secoué qu’il reprenne le pas. Toutefois, en marchant, il a gardé sa tête tournée vers le musicien.
Cette scène s'est répétée plusieurs fois avec d'autres enfants. Et les parents, sans exception, les forçaient à bouger.
Durant les trois quarts d'heure de jeu du musicien, seules sept personnes se sont vraiment arrêtées pour l'écouter un moment.
Environ une vingtaine de personnes a donné de l'argent tout en en continuant leur marche. Le musicien a récolté 32 dollars. Quand il a arrêté de jouer, personne ne l’a remarqué. Personne n'a
applaudi.
Seule une personne l'a reconnu sur plus de mille personnes.
Il s’agissait du violoniste Joshua Bell, considéré comme un des meilleurs musiciens actuels.
Il a joué dans ce hall les partitions les plus difficiles jamais écrites, avec un Stradivarius de 1713 valant 3,5 millions de dollars.
Deux jours avant de jouer dans le métro, sa prestation au théâtre de Boston était « à guichet fermé» avec des prix avoisinant les 100 dollars la place.
L'expérience a été organisée par le "Washington Post" dans le cadre d'une enquête.
Les questions étaient les suivantes :
Dans un environnement commun, à une heure inappropriée,
Pouvons-nous percevoir la beauté ?
Nous arrêtons-nous pour l'apprécier ?
Reconnaissons-nous le talent dans un contexte inattendu ?
Une des possibles conclusions de cette expérience pourrait être :
Si nous ne prenons pas le temps pour nous arrêter et écouter un des meilleurs musiciens au monde jouant quelques-unes des plus belles partitions jamais composées, à côté
de combien d'autres choses exceptionnelles passons-nous sans les voir ou les entendre ?
On lit souvent des histoires totalement inventées sur le web. Celle-ci est authentique. L’article et
3 vidéos :
http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2007/04/04/AR2007040401721.html
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